Développer les soft skills des salariés grâce au sport au travail
Pour un employeur, est-il intéressant de proposer à ses salariés la pratique du sport au travail ? La réponse est oui bien sûr, car cela permet de développer leurs soft skills. Vous savez, ces capacités relationnelles et humaines ou ce savoir-être nécessaires aux interactions ! On parle ici de la compétence de l’adaptation et de l’efficacité dans les relations de travail. En ressources humaines, ce n’est pas une notion subjective, mais une qualité personnelle assortie de méthodes et d’outils issus de la formation ou de l’expérience. Ensemble, ils permettent d’être plus performant professionnellement. Voyons comment !
Soft skills et hard skills : quelles différences ?
Les compétences soft skills comme hard skills sont en lien avec les hémisphères du cerveau. Il n’existe pas vraiment de fonction ou de domaine d’activité où on ne trouverait que les unes ou les autres. En effet, elles sont complémentaires dans des proportions variables selon la fonction, le niveau de responsabilité et la profondeur de l’expertise attendue.
Les hard skills
Ainsi, le cerveau droit, surtout analytique, correspond aux hard skills. On les acquiert et les développe sur les plans académique, technique et professionnel. Il s’agit essentiellement des connaissances dont on peut mesurer l’étendue en fonction du parcours d’études ou de l’expertise professionnelle. Il est facile de les évaluer et de circonscrire les situations professionnelles où elles s’expriment, car il s’agit de compétences techniques.
Les soft skills
Pour sa part, le cerveau gauche, surtout intuitif, correspond aux soft skills, celles que l’on peut développer grâce notamment au sport au travail. On en dispose en partie en fonction de l’environnement personnel. Sans oublier celles que l’on développe sans avoir besoin de les relier à un domaine précis. Les soft skills ne sont pas propres à un domaine technique ou à une fonction. Il s’agit de compétences transversales et on les trouve dans toutes les fonctions, à des degrés variables de profondeur.
Des compétences et des attitudes spécifiques
Selon France Stratégies, il existe cinq dimensions pour qualifier les soft skills :
- communication ;
- sociabilité ;
- organisation ;
- prise d’initiative et participation ;
- adaptabilité et autonomie.
Et voici des exemples de compétences comportementales et cognitives à retenir dans la vie professionnelle, que la pratique d’un sport au travail (notamment) développe particulièrement.
Compétences cognitives
Il s’agit d’admettre les critiques, d’identifier ses besoins et de savoir faire une auto-évaluation.
Compétences relationnelles et de communication
De quoi parle-t-on ici ? Travailler en équipe, écouter, entrer en relation avec les collègues ou les clients, respecter des règles et agir en médiateur.
Compétences stratégiques et d’organisation
Ces compétences, nombreuses, consistent à organiser son travail de manière autonome, établir des priorités et demander des feedbacks. Il s’agit aussi de gérer les urgences et son stress, optimiser les ressources et bien se connaître pour apprendre au mieux. Enfin, cela concerne aussi la capacité à travailler en mode projet et à gérer la complexité.
On peut enfin ajouter à ces différents types de compétences des attitudes telles que l’autonomie, le leadership et la prise d’initiative.
Quelles soft skills sont issues de la pratique sportive ?
Pratiquer un sport permet d’exprimer autant un potentiel physique au travers de gestes techniques que des qualités humaines nécessaires à la performance. Remplies d’images, de représentations personnelles, de sensations et d’émotions, les disciplines sportives font naître en ceux qui les pratiquent une perception plus juste de ce que l’on attend d’une soft skill. En effet, le sport promet des résultats visibles en lien avec une forte motivation et le goût de l’effort.
Faire du sport constitue donc un bon moyen de développer des softs kills et de les évaluer. En effet, il est quasiment impossible de faire semblant ou de tricher quand on exécute un exercice physique nécessairement codifié par des règles applicables à tous. Voici des exemples de soft skills issues de la pratique sportive :
- communication ;
- leadership ;
- gestion du stress ;
- gestion émotionnelle ou maîtrise des émotions ;
- esprit d’équipe ;
- auto-évaluation – elle donne une perception juste des marges de progression ;
- adaptabilité à un environnement en mouvement et imprévisible ;
- perméabilité au feedback, car le vrai sportif fait preuve d’humilité ;
- résilience ;
- écoute.
De manière plus fine, les sports individuels encouragent le développement de l’autonomie et de la responsabilité. De leur côté, les sports d’équipe stimulent le travail en équipe, les interactions, le leadership, l’estime de soi, la patience et enfin l’écoute.
Le domaine sportif propose ainsi des compétences facilement transférables à d’autres sphères professionnelles afin de :
- collaborer ;
- prendre des décisions ;
- gérer les conflits ;
- innover ;
- manager une équipe (fédérer, motiver, gérer des profils divers) ;
- gérer un projet ;
- faire du management opérationnel.
Les environnements de travail particulièrement friands de soft skills sont en général collaboratifs et dynamiques. Ils se trouvent donc soumis à des évolutions technologiques et à des changements d’organisation fréquents.
Développer les soft skills de vos salariés grâce au sport au travail
Que vos salariés aient un haut niveau ou pas, s’investir dans un sport leur apprend à :
- s’organiser pour s’entraîner chaque jour, quelles que soient les données d’environnement ;
- suivre des règles liées à une discipline et les enseigner autour de soi sans être dans le jugement ;
- cultiver la bienveillance, car tout le monde a commencé un jour, même les grands champions ;
- être attentif à la sécurité pour soi et pour les autres ;
- être rigoureux en recherchant la précision ;
- ne pas se mentir ni tricher ;
- ne pas se décourager, admettre l’échec pour le transformer en point d’appui.
Pratiquer régulièrement une activité sportive à tout âge, sans obligatoirement faire de la compétition, permet de développer des soft skills très utiles au travail. En effet, elles sont susceptibles de relancer une carrière, de confirmer des orientations professionnelles et d’affirmer des choix de vie gagnant-gagnant pour l’entreprise tout comme pour le salarié.
Opter pour ce type de prestation dans votre entreprise se fait simplement. Cela peut s’organiser en extérieur ou dans une salle dédiée aux activités sportives proposées. Vous êtes employeur, DRH, ou responsable de la QVCT ? Vous êtes impliqué dans le développement innovant des ressources humaines et la mobilité de vos collaborateurs ? Je peux vous aider à leur offrir ce booster d’épanouissement au travail. Pour échanger et identifier la solution qui correspond à votre stratégie, prenons rendez-vous !
